En route vers Noël : jour 12

LIRE MATTHIEU 1 v 22 - 25 

Un homme d’action et d’obéissance 

Quand nous pensons à Joseph le rêveur, il est probable que nous pensions d’abord au Joseph de l’Ancien Testament – ce jeune homme qui faisait des rêves avant d’être vendu comme esclave par ses frères (voir Genèse 37-47). Mais le Joseph du Nouveau Testament rêvait aussi. Le rêve d’aujourd’hui est le premier des quatre rêves cités dans les deux premiers chapitres de l’évangile de Matthieu:

  1. Rêve 1: 1v20-24
  2. Rêve 2: 2v13-15
  3. Rêve 3: 2v19-21
  4. Rêve 4: 2v22-23

Après chaque rêve, Matthieu nous dit que Joseph fait exactement ce qu’on lui a demandé dans le rêve. Le fil conducteur de ces quatre rêves est l’obéissance :

  1. Rêve 1: « A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait commandé » (1v24)
  2. Rêve 2: « Joseph se leva donc, emmena l’enfant et sa mère, de nuit, pour se réfugier en Egypte. » (2v14)
  3. Rêve 3: « Joseph se leva donc, emmena l’enfant et sa mère et retourna dans le pays d’Israël. » (2v21)
  4. Rêve 4: « averti par Dieu dans un rêve, il se retira dans la province de Galilée » (2v22)

Quatre rêves suivis de quatre réponses d’obéissance totale et immédiate. Dans ces deux chapitres de Matthieu, nous n’entendons aucun mot sortir de la bouche de Joseph. En fait, dans tout le Nouveau Testament Joseph ne dit rien. Pas un mot mais il obéit. Joseph fait des rêves mais il est avant tout un homme d’action et d’obéissance.

Jésus dira plus tard à ses disciples : « si quelqu’un m’aime, il obéira à ma parole » (Jean 14v23). L’obéissance à Dieu n’est pas signe de faiblesse ou de honte. Au contraire, c’est un signe d’amour et d’amitié. Si nous agissons avec une obéissance totale et immédiate envers Dieu, nous lui disons par nos actions que nous l’aimons et que nous voulons le suivre.

Quel défi pour nous ! 

En route vers Noël : jour 11

LIRE MATTHIEU 1 v 18 - 21 

Un prénom important 

Pendant que Luc se focalise sur Marie, Mathieu met l’accent sur Joseph, son mari. Il nous parle des quatre rêves de Joseph dont le premier se trouve dans le passage d’aujourd’hui. Un ange apparaît à Joseph pendant son sommeil et lui donne une instruction claire : il doit se marier avec Marie parce que « l’enfant qu’elle porte vient de l’Esprit-Saint » (v20). L’ange dit même à Joseph le prénom qu’il devra donner au bébé : « tu l’appelleras Jésus » (v21). Souvent, les parents ont du mal à choisir un prénom pour leur enfant et ils cherchent l’inspiration partout ! La signification du nom de Jésus (‘Dieu sauve’) et la description de sa mission donnée par l’ange (il « sauvera son peuple de ses pécheś » v21), nous apprennent tout de suite la raison principale de sa venue sur la terre. 

La Bible dit qu’il y a une énorme séparation entre l’humanité et Dieu – notre égoïsme, notre orgueil, notre ‘impureté’ nous ont séparés de Dieu. Mais il est un Dieu d’amour profond et de riche compassion. Il a toujours voulu un peuple pour lui et il nous a toujours aimés. La solution était de nous envoyer Jésus – Dieu se fait homme et il « sauvera son peuple ».  

En route vers Noël : jour 10

LIRE LUC 1 v 67 - 69 

Jésus, la corne de salut

Zacharie n’avait pas cru l’ange lors de sa visite dans le temple à Jérusalem (Luc 1v18-20) mais neuf mois plus tard, rempli du Saint Esprit (v67) il loue « le Dieu du peuple d’Israël » (v68) pour son intervention. Ce n’est pas la naissance de Jean, son fils, qu’il célèbre mais la future naissance de Jésus, le fils de Marie. Au début de son hymne de louange, Zacharie donne de Jésus une description qui paraît simple dans la plupart des traductions modernes : « un Libérateur plein de force » (v69). Mais le mot traduit ici par libérateur vient du mot grec keras qui veut dire corne. La version de la Bible ‘La Nouvelle Bible Segond’ parle d’une « corne de salut ». Pourquoi Zacharie emploie-t-il ces termes ? Pourquoi parler de la corne d’un animal sauvage pour célébrer la naissance d’un bébé? 

Dans l’Ancien Testament, l’image d’une corne est souvent utilisée pour symboliser deux choses:

  1. La force et la puissance: voir par exemple 2 Samuel 22v3 et Psaume 18v2 dans la version ‘La Nouvelle Bible Segond’. 
  2. Les nations et les rois des nations: voir par exemple Daniel 7 où les cornes représentent divers royaumes.

Il semble que Zacharie, ce prêtre qui devait bien connaître les Écritures de l’Ancien Testament, utilise cette riche image pour souligner que le bébé de Marie incarnera le sens profond de la corne:

  1. La force et la puissance: Jésus, le bébé fragile et faible, sera le Tout-Puissant.
  2. Les nations et les rois des nations: Jésus, le nourrisson né dans l’obscurité loin des palais et des grands leaders, sera le Roi d’un royaume différent de tous les autres.

Il est cette personne que nous adorons à Noël : un bébé né dans la simplicité mais qui est le Roi des rois. Il est la « corne de salut »

En route vers Noël : jour 9

LIRE LUC 1 v 46 - 55

Les premiers cantiques de Noël

Chaque année, nous chantons des cantiques à Noël – Sainte nuit, Douce nuit, Il est né le divin enfant ou bien Sur la paille fraîche. Ces chants actuels nous aident à célébrer Noël. L’évangéliste Luc aimait aussi les chants. Il est le seul des 4 évangélistes à relever les premiers chants de Noël:

  • Le chant d’Elisabeth: 1v42-45
  • Le chant de Marie: 1v46-55
  • Le chant de Zacharie: 1v67-79
  • Le chant des anges: 2:14
  • Le chant de Siméon: 2v28-32

Ce sont des chants de louange qui accompagnent les paroles et les actions du premier Noël. Le chant de la jeune Marie que nous lisons aujourd’hui a comme thème la force et la puissance de Dieu qui contrastent avec la simplicité de l’être humain. Dieu est le « tout-puissant » qui fait « de grandes choses » (v49) et qui agit avec « toute sa puissance » (v51). Marie est bien consciente de sa position d’ « humble servante » (v48). Aujourd’hui, chantons avec Marie ce Dieu glorieux et magnifique; que notre « âme chante la grandeur du Seigneur » (v36).

En route vers Noël : jour 8

LIRE LUC 1 v 39 - 45

Tous sur scène 

Si ce premier Noël était une pièce de théâtre, le personnage d’Elisabeth ne serait sûrement pas au premier plan. Elle n’est pas la grande héroïne du spectacle – sa cousine, son fils et son neveu sont mieux connus. Mais elle reste une personne importante et digne de notre admiration. Au début du chapitre 1, nous avons déjà appris: 

  • Qu’avec son mari, Elisabeth a vécu une vie de fidélité et de piété envers Dieu (v6)
  • Qu’elle est âgée et n’a pu avoir d’enfants (v7)
  • Qu’elle a dû subir la honte dans sa communauté (v25)

Maintenant, nous apprenons qu’elle ne vivait pas dans une grande ville mais en Judée, dans un endroit rural et caché (v39). Elisabeth avait une vie simple et probablement pas facile, sans glamour, sans surprise. La simplicité et le service marquaient son parcours sur terre. 

Nous lisons qu’elle sera la mère de Jean-Baptiste qui aura un ministère de préparation pour Jésus. Mais notons qu’Elisabeth reçoit un don personnel de Dieu : « Au moment où celle-ci entendit la salutation de Marie, elle sentit son enfant remuer en elle. Elle fut remplie du Saint-Esprit » (v41). Après son fils (v15) et avant son mari (v67) elle devient une des premières personnes du Nouveau Testament à être remplie de l’Esprit-Saint. Quelle récompense pour Elisabeth, cette femme fidèle et « juste aux yeux de Dieu » (v6) mais qui a souffert et vécu une vie de simplicité loin des foules.

Le Dieu de la Bible a l’habitude de prendre des personnes peu impressionnantes et de les utiliser de façon importante, de choisir les ‘petits’ plutôt que les ‘grands’. Dans sa providence, Dieu choisit de faire rentrer Elisabeth dans la plus grande histoire de tous les temps. Elle prend sa place sur la scène. Nous aussi, nous pouvons jouer sur la scène de ce que Dieu est en train de faire dans le monde. Que nous nous sentions petits ou grands, importants ou non, Dieu peut et veut nous utiliser pour faire avancer son plan. Sommes-nous prêts ? 

En route vers Noël : jour 7

LIRE LUC 1 v 34 - 38

La conception divine

Au premier siècle, les gens savaient aussi bien que nous d’où venaient les enfants. Il est donc normal qu’après avoir reçu la nouvelle d’une grossesse extraordinaire, Marie pose la question à l’ange Gabriel : « Comment cela se fera-t-il puisque je suis vierge? » La réponse de l’ange est claire et pose les fondations de l’idée de la conception divine de Jésus. Celle-ci est essentielle pour comprendre qui est Jésus. 

Par cette naissance exceptionnelle, Dieu recommence l’humanité. Jésus est un être humain tout neuf créé en Marie par l’Esprit de Dieu. Pourquoi est-ce si important ? Parce que par cette conception miraculeuse, Jésus n’héritera pas du péché d’Adam et Ève, contrairement à nous. Nous lisons plus loin (en 2 Corinthiens 5:21 par ex.) que c’est cette absence du péché qui permet à Jésus de mourir à notre place : il paye le prix du péché de la race humaine parce que lui-même est sans péché. Si nous supprimons cette conception divine, nous supprimons le pouvoir de sa mort. 

Cela vous semble impossible ? Écoutons l’ange: « rien n’est impossible à Dieu. » (v37)

En route vers Noël : jour 6

LIRE LUC 1 v 26 - 33

Une nouvelle vie

En un instant, la vie peut changer. Un accident mortel, une rencontre romantique, la nouvelle d’une grave maladie. Notre vie peut couler comme un long fleuve tranquille et du jour au lendemain être interrompue et bouleversée. Dans son récit de la naissance de Jésus, Luc nous présente « une jeune fille » (v27) qui, soudainement, reçoit les nouvelles les plus extraordinaires de sa vie. Luc nous dit que Marie est sur le point de se marier et qu’elle va vivre à Nazareth, une ville obscure en Galilée d’à peine 200 habitants. Une vie ‘normale’ l’attend : un mari, des enfants, sa place dans la communauté. Une vie normale…. jusqu’à ce que Dieu lui envoie un ange qui lui parle différemment. 

Marie entend qu’elle va porter dans son ventre « le Fils du Très Haut » qui régnera non seulement sur le trône du grand roi David, mais « éternellement …son règne n’aura pas de fin » (v32). Quel choc! Elle voyait sa vie d’une certaine façon, mais Dieu avait d’autres idées. Dieu avait un plan bien au-delà de ses attentes. 

Et nous? Comment réagissons-nous aux surprises de la vie – aux moments où notre vie semble prendre une direction différente de ce qu’on attendait? Laissons-nous Dieu nous guider selon sa volonté et son plan parfaits? Ou sommes-nous plutôt frustrés de la situation nouvelle ? En réalité, qu’elle que soit la direction que prend notre vie, la promesse donnée à la « jeune fille » est une promesse pour chacun, homme, femme, garçon ou fille qui met sa vie entre les mains de Dieu. L’ange dit à Marie  « le Seigneur est avec toi » (v28). Notre vie change, elle peut prendre une direction inattendue, mais la présence de Dieu est toujours garantie.

En route vers Noël : jour 5

LIRE LUC 1 v 11 - 17

Jean: un appel unique et universel 

Zacharie reçoit le choc de sa vie : après tant d’années d’attente il reçoit la visite d’un ange qui a des paroles bouleversantes: « Dieu a entendu ta prière: ta femme Elisabeth te donnera un fils » (v13). Dieu connaissait le désir des cœurs de ce beau couple et il a entendu leurs prières. Quel réconfort pour nous tous – Dieu nous entend et il répond à nos prières. Mais pas nécessairement comme nous l’imaginons. L’ange dit à Zacharie qu’Elisabeth aura un enfant mais quel enfant! Elle donnera naissance à un garçon pas comme les autres:

  • Il aura un régime particulier: « il ne boira ni vin, ni boisson alcoolisée » (v15)
  • Il aura un début particulier: il sera « rempli de l’Esprit-Saint dès le sein maternel » (v15)
  • Il aura une puissance particulière: il sera aidé par « l’esprit et la puissance d’Elie » (v17) 
  • Il aura un appel particulier: amener des gens vers le Seigneur (v16) et réconcilier des « pères avec leurs enfants » (v17)

Aucun enfant n’a été comme lui ni avant ni après ! Mais d’une certaine façon, le style de vie de cet enfant – Jean Baptiste – est celui que nous devrions tous adopter. Le ministère de Jean-Baptiste était un ministère de préparation pour Jésus. Son rôle était de pointer le doigt vers Jésus et d’aider les gens de son époque à suivre Jésus. De ce point de vue, nous partageons son appel. Et comme lui, nous pouvons le faire « rempli de l’Esprit Saint ». 

En route vers Noël : jour 4

LIRE LUC 1 v 5 - 10

Des vies d’activité et d’attente 

Nous arrivons aujourd’hui au Nouveau Testament, cinq siècles depuis la prophétie de Jérémie à propos du germe et sept siècles depuis les annonces d’Ésaïe et de Michée concernant un Roi-Messie. Des centaines d’années d’attente. Nous savons tous combien il est souvent dur d’attendre – pour nos prochaines vacances, un nouvel emploi ou une réponse à la prière. Les enfants du monde entier sont actuellement en mode d’attente pour leurs cadeaux de Noël.  

Zacharie et Elisabeth était un couple qui, comme beaucoup d’autres en Israël à cette époque, attendait la venue du Messie. Mais de façon plus personnelle, ce couple a vécu une vie d’attente aussi – « tout deux étaient très âgés » (v7) mais ils n’avaient pu avoir d’enfant. Une vie d’attente et de déception. 

Décembre est souvent un mois d’activité frénétique – les courses, les cadeaux, les festivités à préparer. C’est aussi un mois d’attente; nous attendons tous le jour de Noël. C’est donc un mois d’activité et d’attente. Nos vies sont un mélange de ces deux aspects – activité et attente. Nous sommes actifs et vivons pour Dieu dans l’obéissance et le service. Comme au mois de décembre, nos vies sont pleines! Mais nous attendons aussi. Nous attendons des réponses à nos prières, du changement dans nos situations compliquées, l’intervention surnaturelle de Dieu dans nos vies. Et comme pour Zacharie et Elisabeth, nous pouvons voir une telle intervention à tout moment. Mais bien sûr, contrairement à eux, nous n’attendons plus la première venue de Jésus. Il est venu et son arrivée a bouleversé le cours de l’humanité. A nous maintenant de vivre des vies d’activités qui rendent gloire à Jésus en attendant avec foi son intervention quotidienne dans nos vies. 

En route vers Noël : jour 3

LIRE JÉRÉMIE 33 v 14 - 16

Un germe qui pousse dans les ténèbres 

L’hiver est un moment de l’année où peu de choses poussent. La plupart des fleurs, des plantes et des arbres ont besoin de soleil et de la pluie du printemps. Israël était dans une saison hivernale à l’époque du prophète Jérémie :Israël avait été vaincu par les Babyloniens, comme Ésaïe et Michée l’avaient annoncé. Jérusalem et son magnifique temple avaient été détruits et le peuple déporté, esclave dans un pays lointain. C’était une saison noire, dure; un véritable hiver. Mais dans ces ténèbres, Jérémie voit une lueur d’espoir. Comme d’autres prophètes (Ésaïe 11:1, Zacharie 3:8) il voit un « germe juste » (v15); une petite plante qui pousse dans le froid. Le printemps arrive. 

Qui est ce germe? C’est quelqu’un de « la dynastie de David » qui règnera avec « le droit et la justice » (v15). Ce germe amènera « la sécurité » (v16) et la paix. Encore une promesse de la venue de Jésus-Christ. Jésus viendra comme Roi et porteur de paix. 

En arrivant à la fin de 2021, l’hiver est là. Les nuits sont longues, il fait froid. Il y a peu de choses qui poussent. Peut-être votre vie semble être en hiver – peu d’espoir, peu de clarté pour l’avenir, peu de joie, peu de vie nouvelle. Si c’est le cas, écoutez les paroles de Jérémie aujourd’hui : elles vous encourageront à voir le germe d’espoir. Ce germe c’est Jésus et une vie qui lui est donnée est pleine de promesses et d’abondance.