Marc en mars: jour 30

LIRE MARC 15 v 42 - 16 v 20 

« Il est ressuscité, il n’est plus ici » 

Partout dans le monde, des chrétiens célèbrent aujourd’hui le contenu simple mais majestueux de notre lecture : la résurrection de Jésus-Christ. Tout le livre de Marc a préparé ce moment, quand la puissance ultime de Jésus est révélée. 

Les quatre Évangiles rapportent que les femmes arrivent au tombeau de Jésus le dimanche matin. Ce sont les mêmes femmes qui furent témoins oculaires de sa mort cruelle et qui l’accompagnaient pendant son ministère en Galilée (15v40-41). Maintenant, elles arrivent au tombeau pour embaumer le corps de leur Seigneur. Elles arrivent, prêtes à des gestes de respect et d’amour envers Jésus mais elles trouvent une pierre roulée et un ange assis à la place de Jésus (v5). Quel choc pour ces femmes fidèles ! Les paroles simples qui sortent de la bouche de l’ange les bouleversent et devraient toujours nous bouleverser aujourd’hui : « Il est ressuscité, il n’est plus ici » (v6). Par ces quelques mots, Marc nous raconte le miracle de tous les miracles; la puissance de Dieu mise devant nous. La mort est vaincue et n’a plus de pouvoir sur Jésus. 

Quelle est notre réponse face à la résurrection de Jésus et face à tout ce que nous avons lu ces dernières semaines ? Les derniers versets de l’Évangile de Marc nous donnent une réponse. Même si la deuxième partie du chapitre 16 ne se trouve pas dans certains manuscrits, ces versets furent rapidement acceptés par les premiers chrétiens et ce que nous lisons ici est corroboré par les trois autres Évangiles. Ces versets confirment la résurrection (v9-14) et décrivent les dernières instructions données par Jésus (v15-18). Depuis l’appel des premiers disciples, Jésus a voulu pousser ses disciples à la mission: « Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes » (1v17). Et maintenant, suite à l’ascension de Jésus vers le Père (v19), nous lisons comment les disciples ont commencé à mettre en pratique cet appel: « Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer la Parole de Dieu en tout lieu » (v20).

Quant à eux…’ Et nous ? Quant à nous ? La mission de Christ est maintenant dans nos mains, les mains de ceux qui veulent être des disciples fidèles de Jésus. Mais quelle tâche! Nous pouvons facilement nous sentir intimidés par un tel appel. Nous lisons que Jésus « fut enlevé au ciel » (v19) mais aussi que « Le Seigneur travaillait avec eux » (v20). Il est parti mais il a continué à travailler avec les disciples et il continue à travailler, à nous aider et à tous nous inspirer 2000 ans plus tard. C’est une tâche soutenue de façon surnaturelle par Jésus  (« Le Seigneur travaillait ») mais une tâche partagée avec d’autres, en communauté avec l’Eglise d’aujourd’hui (« avec eux »). Allons en mission les uns avec les autres dans la puissance de celui qui était mort mais qui est ressuscité et qui est maintenant « assis à la droite de Dieu » (v20).

Prenez du temps en ce dimanche de Pâques pour remercier Dieu le Père qu’il a ressuscité son Fils. Expliquez à une personne aujourd’hui pourquoi ce jour est si important pour vous.

Marc en mars: jour 29

LIRE MARC 15 v 1 - 41 

La substitution et l’accès

Vendredi saint. Un jour solennel pour commémorer les événements qui sont au centre de notre lecture d’aujourd’hui. La mort de Jésus est un acte d’amour profond qui a changé le cours de l’humanité. Au centre de toute la souffrance physique décrite ici, nous voyons deux grands aspects de la mort de Jésus :

  1. La mort de Jésus est un acte de substitution. Dans le désir d’apaiser la foule, Pilate offre Barabbas à la place de Jésus. Marc nous dit que Barabbas est un meurtrier (v7). Il semble que Pilate pense que la foule va préférer la mort de Barabbas à celle de Jésus mais il a sous-estimé les leaders religieux qui montent la foule contre Jésus (v11). C’est donc un jour de libération pour Barabbas et sa place est prise par Jésus. Un meurtrier est libre, pendant que celui que Pierre appellera quelques semaines plus tard « l’auteur de la vie » (Actes 3v15) est tué. L’auteur de la vie donne sa vie pour que quelqu’un qui a pris des vies soit libre. Nous voyons ici le principe biblique de la substitution. Jésus est tué à la place de Barabbas mais, en réalité, il est tué à la place de nous tous. Comme les agneaux sacrifiés à la place des Israélites dans l’Ancien Testament, Jésus est l’Agneau de Dieu sacrifié à notre place pour nos péchés.
  1. La mort de Jésus est un acte qui nous ouvre l’accès au Père. Au moment où Jésus rend son dernier souffle, l’énorme rideau du Temple « se déchira en deux, de haut en bas » (v38). Le Temple était l’endroit de la présence de Dieu, là où demeurait le divin. Un grand rideau de 20 mètres séparait les prêtres et la présence de Dieu. Au moment où Jésus meurt, l’accès libre au Père est donné. Toute barrière entre les hommes/femmes et leur Créateur n’existe plus.  

La crucifixion de Jésus est au centre des quatre évangiles et au centre de la vie chrétienne. Pour ceux qui veulent devenir disciple de Jésus, il y a trois étapes essentielles:

  1. Reconnaître nos péchés: Comme les disciples et les pharisiens, nous ne sommes pas parfaits. Par nos actions et nos paroles, nous avons brisé le cœur de Dieu. Nous confessons à Dieu notre imperfection et notre besoin de lui.
  2. Recevoir le pardon: Comme Barabbas, nous méritons la mort. Mais grâce à la mort de Jésus, le substitut parfait, Dieu nous pardonne. Ce pardon nous donne un accès libre à Dieu le Père. Nous demandons à Dieu le pardon de nos péchés.
  3. Répondre à sa grâce: Après avoir reconnu nos péchés et reçu le pardon de Dieu, notre réponse est de vivre une vie de consécration envers Dieu et envers les autres. La vie d’un disciple peut maintenant commencer : une vie centrée sur la personne de Jésus et vécue en communauté avec d’autres disciples.

Si vous n’êtes jamais devenu disciple de Jésus, faites-le aujourd’hui en passant par les trois étapes ci-dessus.

Marc en mars: jour 28

LIRE MARC 14 v 43 - 72 

Le silence de Jésus

Nous lisons aujourd’hui diverses épreuves que Jésus a dû subir avant sa crucifixion. Sa souffrance est aux mains de plusieurs personnes :

  • v45: Jésus est trahi par Judas, un de ses disciples. Il semble que l’argent fut une des raisons pour lesquelles Judas a choisi le chemin de la trahison (14v11).
  • v50: Jésus est abandonné par ses disciples. Quelle douleur ce dut être pour Jésus d’être arrêté par les gardes pendant que « tous ses compagnons l’abandonnèrent et prirent la fuite ».
  • v55-59: Jésus doit entendre les mensonges et les fausses accusations des chefs religieux.
  • v65: Ces même hommes ainsi que les gardes crachèrent sur lui et « lui donnèrent des gifles ».
  • v66-73: Pendant que Jésus est maltraité, un de ses proches prétend ne l’avoir jamais connu. 

La trahison, l’abandon, l’injustice, la violence et le déni d’un ami !  Quelles séquences de coups pour Jésus. Dans son évangile, Marc nous a montré la puissance supérieure de Jésus. En quelques mots, il a calmé une tempête violente (4v39), donné la permission aux démons de sortir (5v13) ressuscité un enfant mort (5v41), ouvert les yeux d’un aveugle (7v34) et dit à un figuier de ne plus porter de fruit (11v14). L’autorité de Jésus est incontestable : quand il parle, les choses changent. Mais dans ce passage-ci, Jésus permet à tous ces événements affreux et cruels de se produire. Il laisse les gardes l’arrêter et reste silencieux la plupart du temps lors de son procès devant le grand-prêtre. C’est un silence choisi qui continue devant Pilate quelques heures plus tard (15v5).

Pourquoi Jésus laisse-t-il faire tout cela ? Parce qu’ « il en est ainsi pour que les Écritures s’accomplissent » (v49). Jésus sait que sa mort est inévitable : selon la Bible, c’est le dessein de Dieu, la seule manière de traiter le péché des hommes. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus a demandé à Dieu de changer ses plans mais il s’est aussi soumis à la volonté et aux desseins de son Père (v36). Jésus approche maintenant de la mort, le point culminant du plan de Dieu. Il est soumis à sa volonté et prêt à « donner sa vie en rançon pour beaucoup » (10v45). 

Prenez du temps aujourd’hui pour réfléchir à la mort de Jésus à la croix. Remerciez Jésus pour son sacrifice et réfléchissez à ce que cela implique pour vous aujourd’hui. 

Marc en mars: jour 27

LIRE MARC 14 v 27 - 42 

Pierre, un disciple imparfait

Il est généralement admis que la première source de Marc pour son évangile fut Pierre, le disciple de Jésus. Au début du livre, nous y lisons l’appel de Pierre (1v16) et la guérison de sa belle-mère (1v30). La fameuse déclaration de Pierre (« Tu es le Messie » 8v29) se trouve au milieu du livre et maintenant que nous sommes arrivés aux dernières heures avant la crucifixion de Jésus, Pierre prend une place centrale dans le livre de Marc. Nous voyons ce qui arrive à Jésus à travers les yeux de Pierre.

Après la célébration de la Pâque avec ses disciples, Jésus part vers Gethsémané sur le Mont des Oliviers, en dehors de Jérusalem. En route, Jésus annonce à ses disciples qu’ils vont tous l’abandonner mais qu’il reviendra après sa résurrection (v27-28). Pierre refuse cette prédiction, ce qui amène Jésus à lui donner une prophétie spécifique : Pierre reniera son Seigneur trois fois avant la fin de la nuit (v30). Cette deuxième prophétie est aussi rejetée par Pierre « avec véhémence » (v31).  Même si nous comprenons la réaction de Pierre, il est difficile de ne pas y reconnaître l’écho du moment où il avait osé corriger Jésus qui disait qu’il devrait souffrir et mourir au chapitre 8v32. Ce disciple était un homme de passion et de conviction mais tout ce que Jésus a prédit s’est réalisé de façon dramatique. 

Jésus continue ensuite vers Gethsémané et seuls trois disciples l’accompagnent dans cette dernière étape : Jacques, Jean et Pierre. Nous venons de lire la promesse faite par Pierre qu’il n’abandonnera jamais le Seigneur. Maintenant, nous lisons qu’il est de nouveau réprimandé par Jésus qui reproche aux disciples (mais surtout à Pierre – v37) de ne pas rester éveillés. Pierre proteste qu’il restera toujours avec Jésus puis quelques minutes plus tard il ne peut rester éveillé pendant les heures les plus pénibles de la vie de son maître. Au lieu d’accepter les paroles de Jésus, Pierre les corrige. Au lieu de prier, il dort. 

Nous pouvons facilement critiquer Pierre, mais la description que donne Jésus est un résumé de notre cœur à tous: « L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible » (v38). Aurions-nous mieux réagi que Pierre et ses disciples? Peut-être que oui, peut-être que non. Ce qui est certain, c’est que comme Pierre, nous souffrons tous de la même condition : le problème du péché. Et la seule solution à cette condition humaine est en Jésus, celui qui, à genoux, accepte la volonté de son Père (v36). 

Nous sommes tous invités à venir ou à revenir à Dieu le Père aujourd’hui. Nous pouvons nous approcher de lui dans notre faiblesse et avec nos erreurs. Jésus fut « livré entre les mains des pêcheurs » (v41) mais maintenant grâce à son sacrifice, nous, pêcheurs, nous sommes accueillis dans les mains du Père. 

Employez un de vos dons pour servir et bénir quelqu’un aujourd’hui

Marc en mars: jour 26

LIRE MARC 14 v 1 - 26 

Un acte passionné et prophétique

Nous lisons aujourd’hui le geste de louange et de sacrifice d’une femme qui a oint Jésus avec du parfum. Sa « belle action » (v6) est précédée par le complot des responsables religieux et suivie par la trahison de Judas. Jean, dans son évangile, nous dit que le geste de cette femme, nommée Marie, fut passionné et prophétique :

1) Un acte passionné. Pour Marie, Jésus mérite tout, même le parfum le plus cher, au prix exorbitant n’est pas exagéré pour Jésus. Nous avons vu chez Marc d’autres personnes témoigner ainsi de leur passion pour Jésus qui venait de leur cœur et qui pouvait choquer leur entourage :

  • Le lépreux qui tombe à genou et qui supplie Jésus de le rendre pur (1v40)
  • La femme malade, tellement déséspérée qu’elle touche Jésus dans la foule pour être guérie (5v27)
  • La femme non-juive qui, avec audace, insiste auprès de Jésus pour la guérison de sa fille (7v28)
  • Bartimée, l’aveugle, qui ignore les réprimandes des autres et continue à appeler Jésus (10v48)
  • Les gens dans la foule qui étendent leurs manteaux pour accueillir Jésus (11v7)
  • La veuve qui donne « deux petites pièces » mais est louée par Jésus pour sa générosité (12v42)

Toutes ces personnes n’avaient pas grande importance aux yeux du monde. Mais chacune avait capté que Jésus méritait tout. Il est digne de nos vies de louange et de sacrifice; il est digne de notre passion.

2) Un acte prophétique. Jésus dit que Marie a « d’avance embaumé mon corps pour préparer mon enterrement » (v8). Ce déversement de parfum est plus que de la simple générosité, c’est un acte prophétique qui pointe vers la mort de Jésus. A l’époque de la Bible, les morts étaient oints avec du parfum, mais ici Marie oint un homme vivant. Consciente ou non, son acte fut prophétique : une préparation avant l’enterrement de Jésus. 

Nous aussi, nous pouvons vivre des vies passionnées et prophétiques. Tous les disciples de Jésus sont invités à des vies généreuses et d’engagement radical. L’apôtre Paul exhorte « à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte spirituel » (Romains 12v1). Marie avait compris cet élément de sacrifice et de passion. Par son geste, Marie a pointé le doigt vers la mort de Jésus. En tant que disciples, nous sommes appelés à vivre des vies qui parlent de la mort et du sacrifice de Jésus. Que nous suivions l’exemple de Marie par des vies passionnées et prophétiques. 

Lisez le Psaume 23 ou  le Psaume 150 ou même chantez-le à Dieu

Marc en mars: jour 25

LIRE MARC 13 v 1 - 36 

Deux prophéties

Aujourd’hui, nous entrons dans la semaine de la Passion de Jésus. Nous nous rappellerons ses derniers moments avec les douze apôtres (le dernier repas, la trahison de Judas, les trahisons de Pierre), les procès injustes (devant les responsables religieux et devant Pilate) et  les événements dramatiques de sa mort et sa résurrection. Mais d’abord Marc relate un dernier enseignement de Jésus et c’est en fait la seule fois qu’il y consacre tout un chapitre. Pourquoi donne-t-il tant de place aux paroles de Jésus alors qu’il préfère l’action ? La raison est sûrement dans son contenu si important, aux yeux de Marc.

Jésus dit plusieurs choses dans ce long enseignement intercalé entre deux grandes prophéties :

  1. La destruction du Temple de Jérusalem (v2)
  2. Le retour de Jésus (v26-27)

Au premier siècle, le Temple de Jérusalem était connu comme une des merveilles du monde et c’était une source de joie inimaginable pour les Juifs. Le Temple était le centre de la vie collective du peuple et leur lieu de rassemblement pour les fêtes. Nous entendons la fierté du disciple qui s’exclame, en quittant le temple « Quel édifice magnifique ! » (v1). Quel choc ensuite pour lui et tous ceux qui l’écoutent, d’entendre Jésus annoncer que ce Temple disparaîtra : « tout sera démoli » (v2). 

La deuxième prophétie extraordinaire de Jésus dans ce passage le concerne lui-même: « on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire » (v26). Jésus dit qu’un jour il reviendra.

De ces deux prophéties, l’une est accomplie, l’autre pas encore. Nous vivons entre les deux. Le Temple de Jérusalem a été détruit par les Romains en 70,  environ 40 ans après ces paroles de Jésus. Pour ses auditeurs, c’était inconcevable et pourtant c’est arrivé. Quant à la deuxième prophétie et le retour de Jésus , nous l’attendons toujours avec impatience . La première venue de Jésus fut discrète et cachée; la deuxième sera spectaculaire, « avec beaucoup de puissance et de gloire. Il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » (v6-27). 

Serons-nous prêts? 

Priez aujourd’hui pour la Belgique – le gouvernement, les trois régions, les communautés francophone, néerlandophone et germanophone.

Marc en mars: jour 24

LIRE MARC 12 v 28 - 44 

Le commandement le plus important 

Hier nous avons lu comment les autorités religieuses ont posé deux questions à Jésus dans le but de trouver une raison valable pour l‘arrêter (12v15 et 12v21). Chaque fois, Jésus a répondu avec sagesse et autorité. Parmi ces responsables il est un homme qui a entendu les réponses de Jésus et a été impressionné. Cet homme pose une troisième question à Jésus: « Quel est le commandement le plus important de tous ? » (v28). Il semble que cet homme n’a pas l’intention de piéger Jésus mais veut vraiment entendre son point de vue. La réponse que Jésus donne est à la fois simple et bouleversante: « Tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie. Et voici celui qui vient en second rang : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (v30-31). 

Après avoir répondu à ces différentes questions, il n’est pas surpris qu’« après cela personne n’osa plus lui poser de question » (v34). Il n’y aura plus d’échanges entre les leaders religieux et Jésus jusqu’à son procès la veille de sa mort, au cours duquel de fausses accusations vont être prononcées à l’encontre de Jésus (14v55-56).

L’homme qui pose sa question à Jésus ne demande qu’un commandement mais Jésus lui en donne deux. Jésus cherche dans le cœur de ses disciples un amour total et profond envers Dieu le Père mais aussi un amour sacrificiel et radical envers les autres. Pour ceux qui veulent suivre Jésus, les deux expressions d’amour vont de pair. Cet amour sacrificiel est démontré par la « pauvre veuve » (v41) à la fin du chapitre. Après avoir condamné les leaders religieux (v38-40), Jésus indique que cette femme est un vrai exemple à suivre; un vrai exemple de quelqu’un qui suit « le commandement le plus important » (v29).

Demandez à Dieu s’il veut que vous donniez de l’argent à quelqu’un, à une organisation ou pour un projet spécifique.

Marc en mars: jour 23

LIRE MARC 12 v 1 - 27 

Crainte, hypocrisie et stupidité 

La pression continue de s’accentuer sur Jésus à mesure qu’approche le moment de sa mort. Dans chacune des trois parties de notre lecture d’aujourd’hui, nous lisons à propos des ennemis de Jésus et de leurs tentatives d’arrêter Jésus.

  1. v1-12: la parabole des vignerons. Cette parabole de Jésus est la seule racontée par Marc qui se trouve en dehors du chapitre 4 et elle a bien sa place ici. C’est une parabole qui parle directement de la mort de Jésus et par conséquent elle provoque les autorités religieuses qui, suite à la parabole, « cherchaient un moyen d’arrêter Jésus » (v12). Mais ces leaders ont « peur des réactions de la foule » et donc se retirent pour ré-évaluer leurs options.
  1. v13-17: les impôts à César. Dans cette partie ainsi que celle qui suit, nous retrouvons ces mêmes responsables qui essayent de piéger Jésus. Ils se rendent compte que la foule aime Jésus et ils ont donc besoin d’une justification valable pour l’arrêter et le tuer. D’abord les pharisiens et des hérodiens : ce sont deux groupes ennemis qui se détestaient mais qui, depuis chapitre 3v6, ont commencé à collaborer ensemble. Marc n’hésite pas à les qualifier d’« hypocrites » (v15), certainement avec raison.
  1. v18-27: le mariage à la résurrection: C’est désormais un troisième groupe qui tente de piéger Jésus: les sadducéens. Sur base d’un scénario complètement ridicule, ils espèrent que Jésus va fournir une réponse qui pourra leur donner une raison valable pour l’arrêter. Mais la sagesse de Jésus est sans pareil. Il démontre la stupidité de la question mais aussi la dureté de leurs cœurs. La conclusion de Jésus à propos des sadducéens devrait être un avertissement pour nous tous: « vous ne connaissez pas les Ecritures, ni quelle est la puissance de Dieu » (v24)

Écoutez ce chant de louange et louez Dieu : Grand Roi Glorieux

Marc en mars: jour 22

LIRE MARC 11 v 12 - 33 

Un figuier et un Temple 

Hier nous avons lu comment Jésus est enfin arrivé à Jérusalem où il était accueilli comme le roi par la foule, avant de quitter la ville. Notre passage d’aujourd’hui se déroule le lendemain. Jésus rentre dans la ville pour se rendre au Temple (qu’il a brièvement visité la veille – v11). Sa visite au Temple (v15-19) est encadrée par une histoire qui, à première vue, semble très bizarre: la malédiction d’un figuier (v12-14 et v20-26). Mais cet épisode avec le figuier est primordial pour comprendre les actions de Jésus au Temple. Ces deux épisodes – le figuier et le Temple – sont intimement liés.

L’épisode du figuier est en réalité une parabole jouée. Au lieu de nous raconter une parabole à travers une histoire, c’est au travers de ses actions que Jésus donne une leçon. Dans l’Ancien Testament (par exemple, en Osée 9v10+16 et Michée 7v1-2), le figuier était un symbole d’Israël. Le figuier était employé pour être une image du peuple de Dieu qui ne portait pas de fruit. Jésus reprend cette image des prophètes pour signifier au peuple d’Israël de son époque: ‘Vous êtes le figuier de Dieu; vous existez pour porter du fruit pour Dieu et pour le glorifier. Mais où est votre fruit? De par vos actes vous êtes loin de votre appel.’ La malédiction du figuier est en fait un signal d’alarme à l’intention du peuple.   

Cette parabole jouée encadre l’acte prophétique dans le Temple et sert à encore plus mettre l’accent sur la signification riche des actions de Jésus. Le peuple de Dieu (représenté par le figuier) existait pour la gloire de Dieu tout comme le Temple. Le peuple était censé diriger les gens vers Dieu, le Temple aussi. Le peuple était appelé à être un peuple de prière pour les nations de même que le Temple. Le peuple a échoué dans son appel – comme un figuier qui ne porte aucun fruit – et le Temple est devenu « un repaire de brigands » (v17).  Le lendemain de son arrivée triomphale, Jésus met le peuple en garde à travers ces deux actions remarquables. Nous ne devrions pas être surpris que, suite à l’intervention de Jésus au Temple, les autorités religieuses « cherchèrent un moyen de le faire mourir » (v18).

Il y a certes du jugement envers le peuple de Dieu mais Marc veut aussi aider ses lecteurs à comprendre à quel point la venue de Jésus est une bonne nouvelle. Jésus est venu pour restaurer l’appel sur le peuple de Dieu – un appel à glorifier Dieu, porter du fruit pour lui et être une maison de prière pour d’autres nations. 

Ecrivez trois choses que Dieu vous a dites pendant ces deux dernières semaines.

Marc en mars: jour 21

LIRE MARC 11 v 1 - 11 

L’arrivée à Jérusalem

Notre lecture du livre de Marc arrive à un moment charnière aujourd’hui. Jusqu’à maintenant, Jésus a passé tout son temps dans des régions en dehors de Jérusalem, mais Jésus arrive désormais dans la grande ville, la scène de sa mort et de sa résurrection. 

Dans la première moitié du livre, Marc nous a présenté Jésus, ‘l’homme d’action’: toujours en mouvement, entouré par des grandes foules; souvent en confrontation avec les leaders religieux alors qu’il accomplissait de nombreux miracles. A partir du chapitre 8, tous ces aspects restent présents dans son évangile mais Marc introduit un nouvel élément : Jésus a commencé à parler de ce qui l’attend à Jérusalem (8v31, 9v9, 10v33-34).  Au chapitre 11, notre regard se tourne vers la mort de Jésus à mesure que celui-ci s’en rapproche.

Dans les derniers chapitres du livre, le ton est différent. Nous ne trouvons plus aucune mention d’un miracle accompli par Jésus ni de voyages vers d’autres parties du pays dans les six derniers chapitres de l’évangile de Marc. Ce changement de ton est caractérisé par les actions et les paroles:

  • Les actions: nous voyons plusieurs gestes et actes physiques de Jésus ou faits à l’encontre de celui-ci qui sont porteurs d’énormes significations. Par exemple, la malédiction du figuier au chapitre 11, l’onction de parfum à Béthanie au chapitre 14 ou la célébration de la Pâque également au chapitre 14. Ces actions ne sont pas le fait du hasard et Marc veut les rapporter pour approfondir notre compréhension de l’identité et de la mission de Jésus.
  • Les paroles: il y a plus de passages d’enseignements dans ces derniers chapitres qu’avant. Même si Marc veut toujours nous montrer Jésus en action, il choisit d’inclure certains enseignements de Jésus dans cette section de son évangile. 

Spécifiquement, nous lisons aujourd’hui la description de l’entrée de Jésus à Jérusalem. Encore une fois, Jésus est le maître de la situation. Jésus entre en humilité et douceur sur un ânon et il est accueilli par la foule qui le reconnaît comme roi. Ils crient « Hosanna » (v9), un mot qui veut dire simplement ‘louange à’. Cet homme qui va bientôt être cloué à une croix avec au-dessus de sa tête l’inscription « Le roi de juifs » (15v26) est accueilli et loué par la foule. Il est un roi humble et doux mais digne de notre louange et digne d’être suivi.

Priez pour quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis plus d’un an.